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Lundi 22 Octobre 2018
Mardi 22 mai 2018 à 19h00
NUBA D'OR ET DE LUMIERE DE IZZA GENINI

En marge de l’exposition « Al Musiqa » à la Philharmonie de Paris
Nûba d’or et de lumière de Izza Génini

Après la Reconquista espagnole, le répertoire arabo- andalou des nûbas retrouve son plein épanouissement au Maroc sous le nom d’el-Ala. De Fès à Tanger, en passant par Séville et Paris, le plaisir de cette musique gagne le néophyte autant que l’amateur éclairé...

Dans le cadre de l’exposition Al Musiqa à la Philharmonie de Paris
France/Maroc, documentaire, 2007, 78’
Scénario : Izza Génini
Image : Jean-Jacques Mrejen, Guillaume Génini
Son : Samuel Cohen
Montage : Claude Santiago, Abderrahim Mettour
Conseil musical : Henri Lecomte, Abdeslam Khalloufi
Production : OHRA (Paris), SOREAD/2M, SIGMA. Avec le soutien de la Sacem

Synopsis
Nûba d’or et de lumière raconte l’histoire d’une musique. La musique arabo-andalouse dont la nûba serait la symphonie… Qu’est-ce qu’une nûba ?

Étymologiquement, le mot nûba signifie « tour de rôle ». Autrefois, les princes commanditaires recevaient les musiciens à tour de rôle. Par la suite le mot a évolué pour désigner un ensemble de poèmes chantés sur une rythmique précise. La naissance et l’expansion de cette musique sont parallèles à celles de la civilisation El Andalus en Espagne, à la croisée des courants venus d’Orient et de ceux venus du Sud marocain.

En 822 arrive de Bagdad un fin lettré et musicien prodige, Zyriab, surnommé le Merle Noir. À la Cour des califes de Cordoue, il pose les fondements de la musique arabo-andalouse qui prend par la suite, au Maroc, le nom d’el-Ala « l’instrumentarium ». L’art de la nûba est une musique de sens, qu’elle éveille ou endort suivant les heures du jour ou les humeurs de l’auditeur, une musique des 2 éléments de la nature dont elle reçoit la texture et le mouvement. Les orchestres de Fès, Tanger, Chefchaouen, Ksar El Kébir, Rabat ou Safi, bien que fidèles à la tradition interprètent la nûba dans un style d’expression propre à chaque ville.

À l’origine, il existait vingt-quatre nûbas, composées selon chaque heure de la journée. Aujourd’hui, il en subsiste onze, sauvées de l’oubli au 18ème siècle par El-Haik de Tétouan qui les transcrit dans un cahier, véritable bible des amateurs d’el-Ala.

« Il m’aura fallu une fréquentation plus suivie et une connaissance plus intime de la musique arabo-andalouse pour comprendre que le sentiment de monotonie et d’immobilité que les musiciens d’el-Ala marocaine inspirent aux profanes, n’est qu’ignorance ou simple indifférence. La ferveur de ses mélomanes et de ses défenseurs passionnés a excité ma curiosité et m’a conduite au désir de partager, avec le film “Nûba d’Or et de Lumière”, la beauté, le raffinement et le plaisir de cette musique » Izza Génini

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