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Mercredi 24 Mai 2017
Du vendredi 3 decembre au dimanche 5 décembre 2010
CONGRES INTERNATIONAL FEMINISTE
LE FÉMINISME À L’ÉPREUVE DES MUTATIONS GÉOPOLITIQUES

DANS LE CADRE DES 40 ANS DU MLF (MOUVEMENT DE LIBÉRATION DES FEMMES)
AVEC LE SOUTIEN DE LA MAIRIE DE PARIS

Dans la décennie soixante-dix du vingtième siècle, les mouvements féministes dits “de la deuxième vague”, bousculèrent un univers patriarcal qui assignait les femmes à résidence, assignation des corps et des esprits. Par centaines de milliers, ici et là-bas, ici et ailleurs, donc partout, des femmes courageuses, insolentes, imaginatives, mettaient à nu de multiples territoires d’oppression, démontaient les mille et un visages de la domination masculine, défaisaient les outils d’analyse censés dire le réel en oubliant “le deuxième sexe”, inventaient de nouveaux espaces d’égalité et de liberté, redécouvraient - héritières ignorantes de leur héritage - une histoire qui ne leur avait pas été transmise, une longue histoire d’émancipation et même de libération, une interminable histoire de victoires et de défaites, d’avancées et de reculs.

40 ans plus tard, le monde n’est plus le même. Des mutations géopolitiques, des changements économiques, sociaux, sociétaux, des déplacements idéologiques ont façonné un “monde mondial” qui conjugue paradoxalement uniformisation et quêtes identitaires, ou qui use de la différence des cultures comme d’une arme contre l’universalisme.
Sur cette scène mondiale, comment ne pas constater que les femmes sont au coeur de questions de société et même de conflits géopolitiques ? Leur “cause” - oui, reprenons cette belle expression de la “cause des femmes”, notre cause – alors qu’elle a été et est de plus en plus reconnue, est aussi instrumentalisée pour servir d’argument à toutes sortes de politiques. Dominer les femmes, ou les protéger, ou les libérer... en parlant à leur place, en leur nom.

Ce congrès – un congrès, c’est-à-dire un lieu d’expressions, de réflexions, de débats, peut-être aussi de différences, voire de divergences – se propose d’envisager quelques-uns des problèmes politiques et sociaux du monde tel qu’il est devenu à partir de la question des femmes et avec leurs analyses : que veut dire à l’heure de la mondialisation “égalité des sexes” et “liberté des femmes” ? Quelle traduction de mots d’ordre anciens – exemple : “notre corps nous appartient” - dans une division internationale et sexuée du travail, travail de production et de reproduction ? Que sont devenues nos conquêtes entre marchandisation triomphante et retour du religieux ? A quoi servent les institutions, nationales et internationales, chargées des politiques d’égalité ? A l’heure du post – post communisme, post colonialisme, post modernisme - qu’est-ce qu’une politique féministe ? Autant de questions qui seront abordées lors de ce congrès à plusieurs voix, voix du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest, réunies durant presque trois jours dans un dépassement des positionnements géographiques.

Venues de différents pays (France, Algérie, Brésil, Etats-Unis, Haïti, Inde, Iran, Mali, Pologne, Roumanie, Tunisie), elles interviendront lors du Congrès international féministe qui se tiendra sur le thème "Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques" les 3, 4, et 5 décembre 2010 à Paris dans le cadre des "40 ans du MLF". Voici le portrait de ces féministes.

Tania Angeloff
Sociologue, maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) et du laboratoire Enquête- Terrains-Théories (ETT) au Centre Maurice Halbwachs. Spécialiste des questions de genre et d’emploi dans une perspective comparative internationale. Travaille actuellement sur la société chinoise et les rapports de genre au travail sur plusieurs générations. Membre du comité directeur du GDRE-MAGE (Marché du travail et genre) ainsi que du comité éditorial de la revue Travail, Genre et sociétés. A publié en 2010, Histoire sociale de la Chine : 1949-2009 (La Découverte, collection Repères, Paris) et, en 2000, Le temps partiel : un marché de dupes ? (Syros, Paris).

Paula Banerjee
Historienne, professeur à l’Université de Calcutta (Inde). Vice-présidente de l’Association internationale d’études des migrations forcées. Spécialisée comme chercheuse et comme militante dans l’étude des conflits frontaliers en Asie du Sud et du Sud-Est, de leurs effets pour les femmes, du rôle des femmes dans la paix et la guerre.
Publications récentes : Borders, histories, existences (Sage, New Delhi, 2010), Women and peace politics (Sage, New Delhi, 2008).

Sana Ben Ashour
Agrégée, professeur de droit à l’université tunisienne et militante pour les droits humains des femmes. Quatre principaux champs d’étude : l’urbanisme et la protection du patrimoine culturel immobilier, l’histoire du droit tunisien en période coloniale, la condition juridique des femmes en pays d’islam, la question démocratique et des libertés publiques dans l’aire maghrébine, arabe et musulmane. Actuelle présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates. Son implication dans le mouvement autonome des femmes l’a conduite à participer à la fondation et à l’animation de plusieurs espaces de lutte des femmes : la Commission femmes de l’Union générale des travailleurs tunisiens, l’Association des femmes universitaires pour la recherche et le développement, le Collectif 95 Maghreb-Egalité, l’Université féministe Ilhem Marzouki de l’ATFD, le Réseau Aîsha des associations des femmes arabes.

Cathy Bernheim
Ecrivain et journaliste, traductrice des autobiographies d’Angela Davis et Emma Goldman, auteure de biographies (Mary Shelley, Valentine Hugo), de romans et d’essais. Le 26 août 1970 à l’Arc deTriomphe, à Paris, elle a déposé avec une dizaine de femmes une gerbe « À la femme inconnue du soldat », acte fondateur du mouvement de libération des femmes (MLF). Elle est l’auteure de nombreux textes et photos parus dans les ouvrages collectifs féministes des année 70. Elle a raconté cette « naissance d’un mouvement de femmes » dans Perturbation, ma soeur (Le Félin), réédité en poche cette année en même temps que son essai autobiographique : L’amour presque parfait. Sous le nom de Catherine Crachat, elle a participé à la création de la rubrique du Sexisme ordinaire parue dans les TempsModernes de1973 à 1983.Co-fondatricede l’association « 40 de mouvement », du blog Re-Belles, des groupes Yes We Scan et Est-ce ta fête ?, elle a contribué activement aux actions de l’année 2010. Notamment la fête de la "Liberté, égalité sororité" du 6 juin 2010 à la Flèche d’Or, et la manifestation au Trocadéro le 26 août 2010 pour réclamer que le place des droits de l’homme soit rebaptisée place des droits des femmes et des hommes.

Sophie Bessis
Sophie Bessis a la double nationalité tunisienne et française. Agrégée d’histoire. A été journaliste, notamment à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Spécialiste des questions liées aux relations Nord-Sud et au développement, et de la question des femmes, essentiellement dans le monde arabe et en Afrique. Actuellement chercheuse associée à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS, Paris). Secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Publications récentes : L’Occident et les autres, histoire d’une suprématie (Paris, La Découverte, 2001). Las emergencias del mundo : economia, poder, alteridad (Ediciones Nobel, Oviedo, Espagne 2005). Les Arabes, les femmes, la liberté (Paris, AlbinMichel, 2007). Mujeres y familia en las sociedades arabes actuales (co-direction, Ed Bellaterra, Barcelone, 2010).

Chahla Chafiq
Ecrivaine et sociologue, a été amenée à s’exiler en France en 1982 suite à la répression massive des opposant-e-s par le pouvoir islamiste d’Iran. Est aussi une militante féministe des droits humains. Est l’une des cofondatrices du Réseau international de solidarité avec les féministes en Iran (2007). Auteure d’essais et de nouvelles, elle écrit en français et en persan. Parmi ses ouvrages publiés en français, citons : Chemins et Brouillard(Metropolis, Genève, 2005) ; Le Nouvel Homme islamiste : la Prison politique en Iran. (Le Félin, Paris, 2002). Sa thèse Islamisme et société : religieux, politique, sexe et genre. A la lumière de l’expérience iranienne a reçu en 2010 le Prix Le Monde de la recherche universitaire. Elle paraîtra aux Presses universitaires de France en 2011. Site : www.chahlachafiq.com.

Ioanna Cirstocea
Chargée de recherche au CNRS, membre du PRISME-GSPE, Strasbourg depuis 2006. Ancienne élève de l’Ecole doctorale en sciences sociales (Bucarest) et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) où elle a obtenu son doctorat en sociologie en 2004, elle enseigne à l’Institut d’études politiques de Strasbourg et elle a publié un livre (Faire et vivre le postcommunisme. Les femmes roumaines face à la ’transition’, (Bruxelles, Editions de l’université de Bruxelles, 2006) et plusieurs articles qui interrogent les recompositions sociales et politiques en Europe de l’Est par le biais du genre.

Monique Dental
Monique Dental a été ingénieure d’études et de recherches à l’Université de Paris 7-Denis Diderot à la direction du Centre d’études, de documentation et de recherche pour les enseignements féministes et a coordonné le Réseau inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre (RING). Militante associative de longue date, elle a fondé notamment le Collectif de pratiques et de réflexions féministes Ruptures qui organise actuellement ses activités en deux structures : un collectif non mixte et une structure mixte qui travaille en réseau pour l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les questions d’actualité et de société. Publications de Ruptures : une lettre-agenda bimensuelle parmail, un bulletin mensuel de 34 pages et des dossiers d’études thématiques.

Jules Falquet
Jules Falquet est féministe et maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Diderot. Elle a vécu au Mexique et au Salvador. Elle s’intéresse particulièrement aux mouvements sociaux de résistance à la mondialisation néolibérale, dans une perspective féministe, antiraciste et anti-capitaliste. Elle a analysé le poids des institutions internationales, du complexe militaro-industriel et de l’Etat dans l’imposition du néolibéralisme, sous couvert de “développement”, dans son récent ouvrage : De gré ou de force. Les femmes dans la mondialisation (Paris, La Dispute 2008). Elle a également co-coordonné Le Sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail (avec Helena Hirata, Danièle Kergoat, Brahim Labari, Nicky Lefeuvre et Fatou Sow, Paris : Les Presses de Sciences Po, 2010).

Michèle Ferrand
Directrice de recherche en sociologie, rattachée au laboratoire du CNRS CRESP PACSU, et chercheure associée à l’unité “Démographie genre et société” de l’INED. Elle a été l’une des actrices du développement des recherches sur le genre et a appliqué cette problématique à plusieurs champs de la sociologie : famille (avortement, paternité maternité), travail, éducation et sexualité. Ses recherches récentes ont porté sur les inter relations entre sexualité et procréation, et notamment sur la place de l’enfant, tant en France que dans quatre pays en Afrique : Burkina Faso, Ghana, Maroc et Sénégal.
Publications : L’IVG (Que sais-je ? PUF ,1987), Féminin, masculin (Paris, la Découverte, 2004), L’excellence scolaire, une affaire de famille (en collaboration avec F. Imbert et C.Marry, Paris, L’Harmattan, 1999, reparution en 2010).

Geneviève Fraisse
Philosophe, directrice de recherche au CNRS, a été déléguée interministérielle aux droits des femmes et députée européenne. A publié de nombreux ouvrages, citons parmi les plus récents : A côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (Le Bord de l’eau 2010), Les femmes et leur histoire, (1998-Folio-Gallimard, 2010), Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, (1979-Le Bord de l’eau, 2009), Le privilège de Simone de Beauvoir (Actes Sud, 2008), Du consentement ( Seuil, 2007).

Caroline de Haas
Diplômée d’un master d’histoire à l’université de Nanterre. A été secrétaire générale de l’Union Nationale des Etudiants de France de 2006 à 2009. Collaboratrice d’un élu régional dans la vie professionnelle, elle est l’animatrice du réseau Osez le féminisme, fondé en 2009. Cette association a vocation à faire monter l’engagement féministe dans la société, notamment auprès des nouvelles générations. Elle a entre autres lancé le site internet http://www.viedemeuf.fr en réaction aux inégalités professionnelles.

Helena Hirata
Sociologue, directrice de recherche au CNRS, GTM-CRESPPA. Thèmes de recherche : théories et pratiques du care dans une perspective comparée ; division sexuelle du travail ; subjectivité et travail. Publications : Dictionnaire critique du féminisme, (Paris, PUF, 2004, dir. en coll.) ; Travail et genre. Regards croisés France, Europe, Amérique Latine, (Paris, la Découverte, 2008, dir. en coll) ; Le sexe de la mondialisation, (Presses de Sciences Po, Paris, 2010, dir. en coll.).

Rose-Myrlie Joseph
Doctorante FNS en Etudes genre à l’Université de Lausanne et en sociologie à l’Université Paris 7. Sa thèse a pour titre “L’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes”. Elle est membre du Centre d’études féministes LIEGE de l’Université de Lausanne, du Centre d’enseignement de documentation et de recherche pour les études féministes (CEDREF) de l’Université Paris 7, et de l’Association française de sociologie (AFS -RT24). Elle a travaillé avec des organisations locales et internationales pendant 5 ans en Haïti, et milite avec des associations féministes et/ou minoritaires en France depuis 3 ans. Ses recherches portent sur la sexualité des filles adolescentes dans les quartiers pauvres (2006), le féminisme dans les politiques de développement (2009), le travail des femmes du Sud dans la migration interne et internationale (depuis 2007).

Liliane Kandel
Sociologue, a participé dès 1970 au mouvement de libération des femmes et, par la suite, à la mise en place et au développement des études féministes à l’Université. Elle a été co-responsable du Centre d’Etudes et de Recherches féministes (CEDREF) à l’Université Paris 7 –Denis Diderot, où elle a organisé plusieurs séminaires et colloques de recherche sur les femmes et le genre, et a activement participé au séminaire de Rita Thalmann : Sexe et race :Discours et formes nouvelles d’exclusion au 20ème siècle. Par ailleurs elle a participé aux Chroniques du sexisme ordinaire, publiées sous la direction de Simone de Beauvoir dans les Temps Modernes de 1973 à 1983 ainsi qu’à nombre de revues et ouvrages collectifs. Elle a publié Féminismes et nazisme (Odile Jacob 2004) et, en collaboration, Textes premiers–Mouvement de libération des femmes (Stock 2009). Elle est membre du comité de rédaction des Temps modernes.

Anousheh Karvar
Chercheure en sciences sociales et syndicaliste CFDT. Actuellement responsable de la politique de la formation tout au long de la vie, de cadre de vie et de lutte contre la ségrégation urbaine, elle a été en charge jusqu’en juin 2010 des questions internationales à la CFDT. En juillet 2010, elle a co-organisé la 21e édition de la Conférence internationale des études féministes iraniennes à Paris.

Mama Koite Doumbia
Présidente du Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET) jusqu’en octobre 2010. Vice-présidente de Genre en Action depuis novembre 2008. Membre du Conseil économique social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC). Syndicaliste, activiste et responsable de plusieurs organisations de femmes au Mali, en Afrique et dans le monde. A publié notamment : Livret sur les droits des femmes travailleuses au Mali et Genre et politiques neo-libérales (Genre et OMD, Rabat 2006.)

Fatima Lalem
Après un parcours de militante féministe, enseignante/chercheure et de responsable au Planning familial, est adjointe au maire de Paris, chargée de l’égalité femmes/hommes et de la planification familiale. En tant que telle, elle mène une politique autour de quatre axes : la lutte contre les violences faites aux femmes, la promotion de l’égalité professionnelle, le développement d’un réseau territorial des centres de planification et la généralisation des actions de prévention et d’éducation à l’égalité et à la sexualité en direction des jeunes, filles et garçons. Elle assume également la présidence de la commission de surveillance de l’hôpital HEGP. Site : http://fatimalalem.blogspot.com.

Lena Lavinas
Professeur d’économie à l’Institut d’économie de l’Université fédérale de Rio de Janeiro, où elle détient la chaire de politique sociale. Ses domaines de recherche sont les études féministes, inégalités et systèmes de protection sociale, dynamique du marché du travail, évaluation des politiques publiques. Elle a fondé la revue Estudos Feministas, en 1992, au sein d´un collectif de féministes liées à la recherche et à l´enseignement de troisième cycle. Et elle l’a dirigée jusqu’en 1996. Entre 2002 et 2010 elle était membre du comité éditorial de Feminist Economics.

Barbara Loyer
Professeur et directrice de l’Institut français de géopolitique de l’Université Paris 8, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote. Ses recherches portent sur le rapport entre langues et territoires, entre démocratie et géopolitique, ainsi que sur l’apport spécifique de l’analyse territoriale des différents systèmes de pouvoir. Elle rédige actuellement un livre sur la géopolitique de la question des femmes. Publications : “Géopolitique du Pays basque. Nations et nationalismes en Espagne” (Harmattan 1997) Géopolitique de l’Espagne (Colin 2006). A participé à Nouvelle géopolitique des régions françaises (Fayard 2005) au Dictionnaire des banlieues (Larousse 2009), ainsi qu’au récent numéro de Hérodote Femmes et géopolitique (1er trimestre 2010).

Malka Marcovich
Historienne et féministe, a travaillé depuis une vingtaine d’années avec de nombreuses institutions internationales, régionales etnationales, ainsi que des ONG droits humains et droits des femmes tels que Amnesty International, la FIDH, la LICRA, le Lobby européen des femmes, la Coalition contre la traite des femmes, le réseau Les femmes aussi, le collectif Article premier, le Réseau international des droits humains, Femmes solidaires, la Ligue du droit international des femmes, le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme, le Comité laïcité république... A publié de nombreux articles et rapports autour des questions relatives aux droits universels et aux droits des femmes. Son dernier ouvrage, Les Nations désUnies, comment l’ONU enterre les droits de l’homme (Jacob Duvernet 2008), retrace les dérives de l’organisation internationale contre les droits universels depuis une dizaine d’années.

Sarah Oussekine
Sarah Oussekine est française (née à Issy les Moulineaux en 1962) d’origine algérienne. Fondatrice de l’association féministe Voix d’Elles Rebelles, qui veille dans l’ombre depuis 1995 sur le destin de jeunes filles et femmes victimes de violences dans une cité à Saint-Denis.

Françoise Picq
Françoise Picq est docteure d’Etat en science politique, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine (retraitée). A participé au Mouvement de libération des femmes et au développement des études féministes depuis les années 1970 (organisation de colloques, revues, séminaires, associations de chercheuses (ANEF : Association nationale des études féministes), réseaux d’études féministes, en France ou en Europe). Vice présidente de l’association “40 ans de mouvement”. Ses travaux portent sur le féminisme, son histoire, ses théories, ses relations avec le mouvement ouvrier, le socialisme. A notamment publié : Libération des femmes : les années mouvement (Paris : Seuil. 1993. Réédition en cours.) Textes premiers-Mouvement de libération des femmes, avec Cathy Bernheim, Liliane Kandel et Nadja Ringart, (Stock 2009), Vous avez dit queer ? La question de l’identité et le féminisme (Réfraction, n°46)

Janice Raymond
Janice Raymond a été professeur, notamment d’études de genre et d’éthique médicale à l’université du Massachusetts à Amherst. Militante féministe active contre les violences subies par les femmes et l’exploitation sexuelle, elle a été co-directrice de la CATW (Coalition Against Trafficking in Women) de 1994 à 2007. En 2007, a reçu l’International Woman Award, du Zero Tolerance Trust, à Glasgow (Ecosse). Auteure de cinq livres, elle a aussi écrit de nombreux articles, traduits dans plusieurs langues, relatifs aux violences contre les femmes, la santé, le féminisme, la prostitution...

Sheela Saravanan
Sheela Saravanan est docteure en géographie et en Development Planning from India. A fait sa thèse à l’Ecole de santé publique de l’Université de technologie de Queensland (Australie). Participe actuellement au projet “Social Construction of Transnational Commercial Surrogacy in India” du centre Karl Jaspers de l’Université de Heidelberg (Allemagne). Est spécialisée dans des questions liées au genre en Asie du Sud depuis dix ans et a écrit de nombreux articles et rapports sur l’infanticide des filles, la violence contre les femmes, le commerce de la maternité de substitution.

Monique Selim
Monique Selim est anthropologue, directrice de recherches a l’Institut de recherches pour le developpement (IRD) et responsable de l’axe Travail et mondialisation dans l’UMR Développement et sociétés paris1/IRD. Ses recherches ont d’abord porté sur la France urbaine puis se sont déplacées en Asie (au Bangladesh, au Laos, au Vietnam, en Ouzbékistan et en Chine). La globalisation sous ses formes multiples et sexuées est au centre de ses intérêts.
Publications récentes : La crise vue d’ailleurs, Phélinas P., Selim M. (L’Harmattan 2010), Anthropologie politique de la globalisation, Hours B., Selim M. (L’Harmattan 2009), L’Ouzbékistan à l’ère de l’identité nationale, Bazin L., Hours B., Selim M. (L’Harmattan 2009)

Magdalena Sroda
Professeur à l’Institut de philosophie de l’université de Varsovie depuis 1982, membre de l’European Gender Equality Institute (Vilno). Travaille sur l’histoire des idées, la philosophie politique et morale, les gender studies. A été de 2004 à 2005 secrétaire d’Etat dans le cabinet du Premier ministre Marek Belka, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Principales publications : The idea of Dignity in Culture and Etics (1994), History of moral ideas (1996), Individualism and its Critics. Contemporary debates between Comunitarians, Liberals and Feminists about Subject, Community and Gender (2003) et Women and Power (2009).

Martine Storti
Professeur de philosophie, journaliste, inspectrice générale de l’éducation nationale, présidente de l’association “40 ans de mouvement”. Ouvrages publiés : Je suis une femme, pourquoi pas vous ? 1974-1975 Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération (Michel de Maule. 2010), L’arrivée de mon père en France (Michel de Maule), 32 jours de mai (Le bord de l’eau), Cahiers du Kosovo (Textuel), Un chagrin politique(L’Harmattan). Site : http://www.martine-storti.fr/.

Wassyla Tamzali
Wassyla Tamzali a été avocate, directrice des droits des femmes à l’UNESCO. Membre fondateur du Collectif Maghreb Égalité crée à Rabat en 1992, et en 1993 fondatrice et vice-présidente du Forum international des femmes de la Méditerranée. Anime le Parlement des femmes sous les lois islamiques à la Conférence mondiale de Pékin en 1995. A mené un long combat pour faire condamner par la communauté internationale, la prostitution des femmes comme une violation des droits de la personne humaine ; en 1999, à Dhaka, au Bangladesh, a reçu en reconnaissance de ce travail, par les associations féministes abolitionnistes, le Lifetime Achievement Award. Publications récentes : Une femme en colère, lettre d’Alger aux Européens désabusés, (Gallimard 2009 ), Burqa ? (Chèvre feuille étoilée, 2010). El burqa como excusa (Saga éditorial, Espagne, 2010.

PROGRAMME VOIRici

L’entrée est gratuite et bien entendu mixte (pour les personnes qui se poseraient la question).

L’inscription est obligatoire à l’adresse suivante : congres40ansdemouvement@gmail.com

Plus d'infosici


PALAIS DE LA FEMME 94, RUE DE CHARONNE, PARIS, 11E M° CHARONNE, FAIDHERBE CHALIGNY, LEDRU-ROLLIN


Telephonearabe 2005-2014