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Dimanche 19 Novembre 2017
Du mardi 7 mars au dimanche 30 juillet 2017
ROCK THE KASBAH

Le groupe punk britannique The Clash enregistre Rock the Casbah en 1982, suite à l’interdiction prononcée par l’Ayatollah Khomeini d’écouter du rock en Iran. Aux antipodes de l’instrumentalisation dont ce titre a fait l’objet lors de la guerre du Golf, Rock the Casbah est en réalité un hymne joyeux à la fraternité et à la liberté, ironisant sur l’impérialisme américain et les dérives de l’autoritarisme. Clin d’œil à cette chanson devenue culte, reprise en 2004 par le chanteur franco-algérien Rachid Taha, la saison Rock the Kasbah présentée par l’Institut des Cultures d’Islam de mars à juillet 2017 est une déferlante d’expressions artistiques et musicales à découvrir en visitant l’exposition éponyme et en participant aux nombreux événements programmés : concerts, films, débats, ateliers jeune public…

L’exposition Rock the Kasbah rassemble des œuvres contemporaines énergiques et engagées de l’Afrique sub-saharienne à l’Asie du sud-est, en passant par le Maghreb, l’Europe, le Moyen-Orient et les Etats-Unis. Alors que la musique est prohibée par certains discours radicaux, Rock the Kasbah explore son potentiel de contestation, sa dimension spirituelle et sa capacité à mouvoir les corps, de la transe des danses rituelles au « head banging » des adeptes de métal.

L’exposition met en perspective les pratiques de diffusion sonores dans l’espace public, omniprésentes dans le monde musulman, et la façon dont elles influencent les comportements individuels et collectifs. Elle est aussi un hommage à Barbès et au rôle actif joué par ce quartier parisien pour la diffusion du Raï dans les années 90. Un décor vintage transforme tout spécialement le restaurant La Table Ouverte de l’Institut des Cultures d’Islam : entre 45 tours, papier peint fleuri et scopitone, les murs vibrent à nouveau au son des tremolos de caïds enamourés en col pelle à tarte.

Une programmation survoltée et variée accompagne l’exposition : psalmodies, riffs de oud électrique, week-end hip hop, karaoké franco-arabe, battle de clips, soirée berbère, hammam mix, concerts électro rock et « heavy métal islam », poésie syrienne sur envolées jazzy, documentaires sur la scène musicale alternative de la minorité Ouïghour en Chine et sur le Festival Panafricain d’Alger vu par William Klein… Et à l’occasion du ramadan, un public familial est convié aux traditionnels Iftars de l’ICI pour une conférence dansée par des femmes soufies de Mayotte, un concours de chant de muezzins de Turquie, se souvenir de l’astre de l’Orient Oum Kalsoum et, chaque semaine, écouter des contes et légendes du Maghreb.
Du sable du Sahara au bitume parisien, c’est Rock the Kasbah à l’Institut des Cultures d’Islam 

Les artistes de l’exposition : Adel Abidin, Philippe Chancel, Hiwa K, Katia Kameli, Jompet Kuswidananto, Christian Marclay, Angelica Mesiti, Magdi Mostafa, Sarah Ouhaddou, Siaka Soppo Traoré, James Webb

Adel Abidin
Né à Bagdad en 1973, Adel Abidin vit entre Helsinki et Amman. Il est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Bagdad et d’Helsinki. Dans ses oeuvres utilisant divers médias tels que vidéo, son, multimédia et photographie, Adel Abidin explore les problématiques du monde contemporain et les relations complexes entre art, politique et identité. En s’appuyant sur son expérience multiculturelle, il crée un langage visuel singulier entremêlant souvent sarcasme et paradoxe, tout en préservant une approche humaniste.

Adel Abidin a représenté la Finlande au sein du Pavillon Nordique de la biennale de Venise en 2007, puis l’Irak en 2011 et l’Iran en 2015. Son œuvre fait l’objet de nombreuses expositions  et d’acquisitions par des collections publiques et privées à travers le monde comme KIASMA - Museum of Contemporary Art à Helsinki, The National Gallery of Victoria à Melbourne ou la Collection Nadour.
Adel Abidin est représenté par la Galerie Lawrie Shabibi à Dubaï.


Angelica Mesiti
Angelica Mesiti est née à Sydney en Australie en 1976. Elle vit et travaille entre Paris et Sydney. Dans ses oeuvres vidéo et ses installations, Angelica Mesiti se sert des conventions cinématographiques et de langages performatifs pour répondre aux particularités d’un lieu donné, son histoire, son contexte et ses populations.

Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles à la galerie Allen à Paris, à The Banff Center au Canada, au Nikolaj Kunsthal à Copenhague, au Musée d’Art Contemporain de Montréal, et dans des expositions collectives au Palais de Tokyo à Paris, à la Barbican Gallery à Londres, au Tri Postal à Lille, à Nuit Blanche à Paris, au Maxxi à Rome, au Jewish Museum à New York. Angelica Mesiti a été nommée pour le Prix Meurice pour l’Art Contemporain 2017. Elle prépare actuellement une importante exposition personnelle à ArtSpace à Sydney.
Angelica Mesiti est représentée par la Galerie Anna Schwartz à Melbourne et la Galerie Allen à Paris.


Magdi Mostafa
Magdi Mostafa est né en 1982 à Tanta, en Egypte. Il est diplômé de l’Université Helwan du Caire, où il vit et travaille. Dans ses installations sonores et ses interventions publiques, l’artiste aborde l’histoire hybride et complexe du Caire aujourd’hui, à travers le filtre de l’acoustique et de paysages sonores urbains.

La pratique de Magdi Mostafa s’est progressivement orientée vers le son 3D expérimental et ses implications conceptuelles, spirituelles et physiques. L’artiste s’intéresse à l’ambigu, l’imprécis et les formes d’actions difficile à déchiffrer, et à la façon dont les comportements peuvent échapper à une polarisation de type obéissance / dissension, acceptation / révolte. Magdi Mostafa a participé à de nombreuses expositions collectives comme au ZKM Karlsruhe en Allemagne en 2016, ou à la Biennale de Lyon en 2013.
Ses projets sont montrés dans le cadre d’expositions personnelles comme à la Galerie Brigitte Schenk à Cologne, ou à la Townhouse gallery au Caire en 2014.


James Webb
James Webb est né en 1975. Il vit et travaille à Cape Town, en Afrique du Sud. Son travail prend la forme d’installations à grande échelle au sein de galeries et musées, ou d’interventions surprises dans des espaces publiques. L’artiste fait souvent usage d’ellipse, de déplacement ou de détournement afin d’explorer les natures des croyances et les dynamiques de communication de notre monde contemporain.

En 2017, deux œuvres de James Webb sont exposées à la 13ème Biennale de Sharjah. L’artiste a participé a des expositions internationales majeures dont la 12ème Biennale de la Havane, la 55ème Biennale de Venise, la 3ème Biennale de Marrakech, le festival des arts de Melbourne et la 9ème Biennale d’Art Contemporain de Lyon. Son oeuvre a été présentée au sein d’institutions telles que le Palais de Tokyo à Paris, Yorkshire Sculpture Park à Wakefield et Darat al Funun à Amman.
James Webb est représenté par la Galerie Imane Farès en France et blank projects à Cape Town.


Siaka Soppo Traoré
Siaka Soppo Traoré est originaire du Burkina Faso. Il a développé des qualités graphiques à travers le dessin et la peinture durant son adolescence à Lomé. Ses études l’ont mené au Sénégal où il a pratiqué la danse hip-hop et la capoeira, deux disciplines qui ont affiné son sens de l’observation.

Ingénieur civil de formation, Siaka Soppo Traoré s’est tourné vers la photographie en autodidacte. Fasciné par le mouvement, il a axé sa pratique sur la danse et l’urbanité. Remarqué à Photoquai en 2015, Siaka Soppo Traoré est lauréat du Prix Orange de l’Artiste Numérique à la Foire d’Art Contemporain et Design AKAA à Paris en 2016. Siaka Soppo Traoré est représenté par la Galerie MAM à Douala (Cameroun) et Out of Africa à Sitges (Espagne).


Hiwa K
Hiwa K est né en 1975 au Kurdistan iraquien. Après des études secondaires en Irak, il continue son éducation de façon autodidacte puis s’installe à Rotterdam où il étudie la guitare flamenco. Suite à des études en art visuel à Mainz il vit et travaille à Berlin depuis 2010. Les œuvres de Hiwa K échappent aux normes esthétiques et offrent de nouvelles résonnances aux histoires orales, modes de rencontre et situations politiques.

Ses œuvres se caractérisent par une forte dimension collective et participative et la considération de l’expérience empirique comme source de savoir, en contraste avec la doctrine. L’œuvre de Hiwa K a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles comme à KW à Berlin en 2017, ou à la Serpentine Gallery à Londres en 2010.

Son travail est également montré dans de nombreuses expositions collectives comme la documenta 14 ou la 56ème Biennale de Venise. L’artiste a été lauréat du prix Arnold Bode en 2016.
Hiwa K est représenté par la Galerie KOW à Berlin et Prometeo à Milan.


Philippe Chancel
Philippe Chancel est né en 1959 à Issy-les-Moulineaux. Il vit et travaille à Paris. Initié très jeune à la photographie, il poursuit des études de sciences économiques à l'université de Nanterre et de journalisme au CFPJ de Paris. Depuis plus de vingt ans, il poursuit une expérience photographique entre art, documentaire et journalisme. Son travail documentaire actuel Datazone cherche à montrer des territoires surexposés ou au contraire inconnus des radars médiatiques, de Port-au-Prince à Kaboul en passant par Fukushima, le Delta du Niger ou la Corée du Nord.

Le travail de Philippe Chancel a été largement montré et publié dans les plus grands magazines du monde entier. DPRK, sa vision de la Corée du Nord, a été montré pour la première fois aux Rencontres d'Arles (2006), puis au C/O Berlin, à la Photographer's Gallery à Londres ou dans le cadre du Deutsche Börse Photography Prize (prix du public 2007). Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées.


Christian Marclay
Né en 1955 à San Rafael en Californie, Christian Marclay est artiste, compositeur et musicien. Il vit et travaille à Londres. Depuis trente ans, Christian Marclay s’applique à brouiller les pistes plastiques et sonores de la création, transformant les sons et la musique en des figures physiques et visibles, dans le cadre de performances, de collages, de sculptures, d’installations, de photographies, ou de vidéos. En tant que musicien et Dj, il réalise des performances improvisées et mixe des disques vinyles modifiés sur des platines, superposant des genres musicaux variés. Il a collaboré avec divers groupes de musiciens, dont Sonic Youth, le Kronos Quartet, Otomo Yoshihide, Ikue Mori, John Zorn et Arto Lindsay. En 2011, il remporte le Lion d'Or à la Biennale de Venise, avec The Clock.

Les œuvres de Christian Marclay sont largement exposées, récemment aux Rencontres D'Arles (2016), au Museum of Fine Arts, Boston (2016), à Aargauer Kunsthaus, Aarau (2015), et notamment au Musée d'art moderne de San Francisco (2001), au Centre Pompidou à Paris (2000, 2002-2003), au Hammer Museum de Los Angeles (2003), au Seattle Art Museum, à la Tate Modern à Londres et au Palais de Tokyo en 2004. Christian Marclay est représenté par la Galerie Fraenkel à San Francisco, White Cube à Londres et Paula Cooper à New York.


Jompet Kuswidananto
Jompet Kuswidananto est né en 1976 à Yogyakarta en Indonésie, où il vit et travaille. Il a étudié la communication à l'Université Gadjah Mada à Yogyakarta. Musicien de formation, il se tourne vers les arts visuels en 2002 en collaborant notamment avec le collectif d'artistes Teater Garasi.

Jompet Kuswidananto utilise divers mediums tels que l'installation, la vidéo, le son, la performance et le théâtre. Ses œuvres explorent l'histoire de l'Indonésie, la politique, le colonialisme, le pouvoir et la mobilisation de masse dans son pays, suite à la chute du régime du Président Suharto en 1998.

En 2014, Jompet Kuswidananto a remporté le Prudential Eye Award, prix majeur pour les artistes asiatiques émergents. Son œuvre a été présentée dans d'importantes expositions nationales et internationales comme au Centraal Museum d’Utrecht et à la 10ème Biennale de Lyon en 2009, à la Saatchi Gallery à Londres en 2011, au Musée d'art asiatique de San Francisco et au Musée d'art contemporain de Sydney en 2012 ou au Sonica Festival à Glasgow en 2015. Jompet Kuswidananto est représenté par la Galerie Nanzuka à Tokyo.


Katia Kameli
Katia Kameli est née en 1973. Elle vit et travaille à Paris. Elle obtient son DNSEP à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bourges puis un post-diplôme à l’Ecole Supérieure d’Arts de Marseille. Entre vidéo, photographie, installation et dessin, son travail exprime des questionnements d’ordre sociologique et anthropologique. L’artiste explore des territoires et des histoires à la recherche d'entre-deux où la tradition passée rencontre la modernité, où les us et coutumes s’adaptent à l’actualité.

Son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique et cinématographique nationale et internationale. Il a été montré dans des expositions personnelles notamment à The Mosaic Rooms à Londres et Artconnexion à Lille en 2016, Taymour Grahne Gallery à New York en 2014, le Transpalette à Bourges en 2012. Katia Kameli a également participé à de nombreuses expositions collectives comme au Centre Pompidou à Paris et au MUcem à Marseille en 2016 ou à Bozar à Bruxelles en 2014.


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