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Mercredi 26 Septembre 2018
Samedi 22 septembre 2018 à 20h00
LES EXILS DE MAHMOUD DARWICH APRES LE DERNIER CIEL

Les écrits de Mahmoud Darwich ont inspiré les circassiens Marion Collé et Arthur Sidoroff, le chanteur Walid Ben Selim et la harpiste Anne-Marguerite Cano

Sur les fils, Marion Collé et Arthur Sidoroff proposent une performance circassienne inspirée des écrits de Mahmoud Darwich.

« Dans la poésie de Mahmoud Darwich, lyrique et intime, épique, c'est l'aspect politique qui semble toujours prendre le pas sur tout, puisque sa parole est attachée à son pays, à son histoire. Et cette histoire, et la Palestine, à mon avis, a tellement besoin des mots du poète, de poésie, que Mahmoud Darwich est sa langue, intrinsèquement. Il est la Palestine. En ce sens, pour moi, il est intraduisible. Cette notion de traduction m'intéresse particulièrement, dans le rapport de traduction de la poésie au plateau qui est au coeur de mon travail. Dans ce qu'il dit sur sa poésie, et notamment sur la traduction, il y a quelque chose qui selon moi lui permet d'échapper à cette assimilation de sa poésie à la cause palestinienne : en effet, Mahmoud Darwich a lu et découvert beaucoup de textes en hébreu aussi, il est un poète qui traverse les langues, il est très traduit, beaucoup lu en France, et ce qu'il dit sur la traduction dépasse justement le simple sens de “traduire d'une langue à une autre”. Il y a là quelque chose d'universel, de tangible, d'infiniment poétique car il est question de transcrire, de continuer à dire, à écrire, de la force de l'idée poétique et de la lumière que procure le fait de cheminer, en poésie. D'un point de vue littéraire, ce qui me touche, c'est le rythme de son écriture: elle est en marche, elle est comme une vague, elle est épaisse souvent, elle a aussi des arrêts très nets. C’est une langue poétique, une langue en soi, une musique où tout est combat, engagement, force, quête de liberté. Mais ce qui me touche davantage encore, c’est la relation du poète à sa poésie, sa manière de s’entretenir avec elle, de vivre en poésie, de cheminer dans un espace ouvert, dévasté, extime. Espace des mots bien sûr mais aussi espace du corps, de la lumière, espace de mouvement et d’élan de vie, où l’émotion et la pensée s’éprouvent, dans une tension, continue. pour s’adresser à l’autre, librement.

Au plateau, sur les fils, par la lumière et par le son, il y a là matière à exprimer cet endroit de tension, et de chercher à traduire cette poésie qui est vitalisante, éclatante, profonde. Faire face, traverser, être traversé par des élans forts, la nécessité d'un engagement et d'une réflexion sur le monde, partagée, tels seront les axes de travail pour cette création en hommage à ce grand poète qu’est Mahmoud Darwich. » Marion Collé

Equipe de création
Sur une proposition de Marion Collé / Collectif Porte27
Fildeféristes Marion Collé, Arthur Sidoroff
Scénographie lumière Sylvie Mélis/ Le Scratch de la Méthode
Créateur son Alexis Auffray
Avec la voix de Raymond Hosny
Responsable des accroches Fred Sintomer
Administration Anne Delépine
Production/diffusion Marie Pluchart/ Triptyque production

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